Qui sommes-nous ?


Repair Café Marseille est une association membre de la communauté internationale des Repair Cafés. Elle organise des ateliers de réparation participatifs des objets du quotidien.
 

 Démarrer la transition énergétique

Repair Café Marseille a été développée dans le cadre d’un projet dans le domaine de la transition énergétique, cofinancé entre 2014 et 2017 par la Région PACA. En effet, cette transition nécessaire ne concerne pas uniquement l’augmentation de la production d’énergie renouvelable, mais également la réduction de la consommation d’énergie dans tous les domaines d’activité. Ainsi, au-delà des usages bien connus de l’énergie, comme le chauffage domestique ou la mobilité urbaine, la fabrication, la distribution et la destruction des objets du quotidien sont également des postes importants de consommation d’énergie. Cette énergie dite « grise » et de nombreuses autres ressources sont donc consommées à chaque fois que nous achetons ou jetons un objet manufacturé.
 

 Réparer les objets à bas prix

Dans le cadre d’un atelier de réparation organisé dans un Repair Café par un réparateur, les participants apprennent à réparer des objets du quotidien, en fonction des thèmes proposés, qui dépendent des compétences du réparateur. Les objets, peu volumineux, vont de la machine à café au pantalon, en passant par le téléphone mobile. Le réparateur est là pour aider et conseiller les participants, mais si la panne est trop complexe et/ou le temps de réparation est trop long, alors le réparateur communique au participant les coordonnées d’un professionnel (éventuellement, les siennes).

Les objets considérés dans ces ateliers sont ceux qui ne sont généralement plus réparés à cause de leur faible valeur marchande : prenons l’exemple du grille-pain vendu 15 euros dans un supermarché, dont un composant (un condensateur à 5 centimes) vient de lâcher, ou bien du pantalon acheté 5 euros chez une grande enseigne, dont une poche arrière vient de se découdre. Ces objets ne constituent pas actuellement le marché des réparateurs professionnels, pour la simple raison que leur prix d’achat est inférieur à celui d’une prestation de réparation. Par contre, ces objets, une fois jetés puis enfouis ou incinérés, ont un coût non négligeable pour la collectivité : en France, on a dépensé 8 milliards d’euros en 2012 pour traiter l’ensemble des déchets, ceci sans compter, bien sûr, le coût des conséquences à long terme des résidus toxiques de ces déchets, comme la pollution des nappes phréatiques, etc. (source : Fédération nationale des professionnels du déchet).
 

 Renforcer le tissu économique local

Par notre démarche autour de la réparation, nous souhaitons, à la fois :

  • Montrer aux participants des ateliers qu’il existe localement des artisans réparateurs compétents, et les faire connaître. Ainsi, nous espérons déclencher chez les citoyens un nouveau réflexe, qui ne sera plus celui d’acheter à bas prix des produits de mauvaise qualité, mais de réparer eux-mêmes leurs objets de bonne qualité dans le cas de pannes simples, et de faire appel à leur « réparateur de famille », homologue pour leurs objets de leur « médecin de famille », lorsque la panne sera plus complexe.
  • Sensibiliser les gens au problème de l’obsolescence des objets, programmée délibérément ou bien provoquée par la moindre qualité de la production, et de ses conséquences sur leur environnement et donc leur santé, en leur conseillant, après leur avoir expliqué l’origine des vices de fabrication, d’acheter la prochaine fois un produit qui durera plus longtemps.

 

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